Patrick Schurig fa7ee442d3 docs: resserrer la conclusion du volet 1 + piège du rootmeter (ECS-504)
Deux corrections de fond.

1. « Les 500 W consommés de plus que comptés sont démontrés » allait un cran trop
   loin. Dans le cycle à verrou expiré, le routeur applique RÉELLEMENT 3000 W : il
   n'y a aucun écart consommé/compté dans ce cycle-là. Ce qui est démontré
   directement, c'est la moitié comptable — au même budget, honorer ou ignorer le
   verrou change le résidu de 500 W et fait basculer la charge de rang 3. L'autre
   moitié est observée dans le PREMIER cycle. Le résultat tient par composition de
   deux moitiés observées dans deux cycles différents du même binaire : solide,
   mais pas une observation directe. Un +etm2 réel reste le seul moyen de voir les
   deux dans le même cycle.

2. Rétractation erronée corrigée. J'avais écrit que la question du compteur ECS ne
   se posait pas, LoadConfig n'ayant aucun champ de rattachement. Le danger n'a
   jamais été là : si le compteur de la charge est désigné comme ROOTMETER dans
   nymea, sa puissance entre dans le bilan de surplus que l'arbitre lit par
   internalRootMeter(), et le budget est faussé pour toutes les charges. Aucune
   configuration n'est nécessaire — une désignation dans l'interface suffit.
   Inscrit sous ECS-504 comme piège de mise en service, applicable au câblage du
   compteur Modbus prévu.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 (1M context) <noreply@anthropic.com>
2026-08-09 08:54:32 +02:00

9.1 KiB
Raw Blame History

Relevé banc — ECS-306 et commutations par relais

Dépôt : etm-powersync-energy-plugin-etm · Banc : 192.168.1.75 (nymea-dev-rpi) Installation émulée : specs/spec_ecs.md §4.0 (INST-100), cf. INST-104.

Ce document est publié AVANT la mesure. La section « Prédiction » est horodatée du 2026-08-09 et commitée avant tout profil lancé. Une reconstruction analytique publiée après coup ne vaut rien ; publiée avant, elle est falsifiable. Les résultats viendront s'ajouter en dessous, sans jamais réécrire la prédiction — si elle est fausse, elle reste, et c'est le renseignement utile.


1. Dispositif

Trois charges, un seul budget de surplus, cascade par rang ascendant.

Charge Rang Adaptateur Paliers / états Verrous
chauffe-eau 1 relay-router — Relay1/2/3 (500/1000/2000 W) 0…3500 W, 8 valeurs minOnS/minOffS = 60 s (300 s pour le volet 1, cf. §3)
PAC SG-Ready 2 sg-ready — Relay4/5, codé en dur P3 = 1500 W, P4 = 3000 W minStateHoldS = 300 s
sonde-residu 3 relay-router — Relay6, 1 relais, 100 W 0 / 100 W minOnS/minOffS = 10 s

La sonde est un instrument de mesure, pas une charge. Aucune résistance n'est câblée sur Relay6 : le relais claque, rien ne consomme. Ce qu'elle rend observable est une décision d'allocation — le résidu que le waterfall laisse à la charge suivante — et non une puissance. Son palier à 100 W est choisi très au-dessous de l'écart attendu (500 W) pour que le basculement soit franc.

Pilotage du surplus : banc/cmd/manual {"grandeur":"pv","mode":true,"value":<W>} sur le broker 192.168.1.131, modele.py:178. banc/cmd/pause fige l'horloge du modèle et rend le profil reproductible.


2. Prédiction — 2026-08-09, avant mesure

Pourquoi la télémétrie ne discrimine pas

Les Things sont des relais GPIO : leur ThingClass n'expose pas currentPower. RelayRouter::telemetry() retombe donc sur le nominal commandé (relayrouter.cpp:113-114), et currentPowerW == palier commandé en permanence.

Conséquence : budget_charge = budget + palier_courant. Tant que le budget reste positif, les deux versions choisissent le même palier et laissent le même résidu. La divergence n'apparaît qu'en import net, budget signé négatif.

Volet 1 — point de fonctionnement discriminant

Surplus 3600 W jusqu'à ce que le chauffe-eau atteigne 3500 W et arme minOn, puis chute à 300 W maintenue.

budget_charge = 300 + 3500 = 3200
Palier retenu Résidu annoncé PAC (rang 2) Sonde (rang 3)
+etm2 3000 (plus haut ≤ 3200) +200 W état 2 (200 < P3) ALLUMÉE (100 ≤ 200)
+etm3 3500 (forcé par lockMinPowerW) 300 W état 2 ÉTEINTE (100 > 300)

Sous +etm2, le routeur écrête malgré tout à 3500 W (verrou interne) : 500 W sont consommés de plus que comptés, et ce sont ces 500 W que la sonde révèle.

Prédiction falsifiable : la sonde s'allume sous +etm2, reste éteinte sous +etm3. Si elle s'allume sous +etm3, le raisonnement est faux.

Prédiction secondaire : la PAC ne changera pas d'état entre les deux versions — 200 W comme 300 W sont tous deux sous P3 = 1500 W. Le volet 1 ne montrera donc rien sur la PAC ; c'est la sonde qui porte la démonstration. Sans elle, ce relevé aurait conclu « aucun effet observable » à tort.

Volet 2 — commutations par relais

Balayage complet 0 → 3500 W puis retour, plateaux ≥ 90 s (minOnS = 60 s).

Comptage attendu sur un aller simple :

Relais Commutations Part
R500 7 bit de poids faible
R1000 3
R2000 1
total 11

La transition 1500 → 2000 W ({R500,R1000}{R2000}) bascule les trois relais, soit 3 des 11 commutations à elle seule. C'est la seule du câblage dans ce cas.

Piège prédit — le cliquet. currentPowerW valant le nominal commandé, le budget rendu à la charge inclut toujours son propre palier : un profil qui ne fait que décroître en surplus positif ne fera jamais redescendre le palier. Il faut des plateaux à surplus négatif pour provoquer la descente, sinon le chauffe-eau reste à 3500 W du début à la fin et le relevé est vide.


3. Protocole

Deux campagnes séparées, jamais fusionnées : si un résultat surprend, il faut pouvoir dire lequel des deux réglages en est la cause.

Volet 1minOnS du chauffe-eau porté à 300 s le temps de l'essai, pour élargir la fenêtre d'observation. Écart de réglage assumé et déclaré ; remis à 60 s après.

Volet 2minOnS à 60 s, plateaux ≥ 90 s, avec plateaux à surplus négatif.

Ordre d'exécution : +etm3 étant déjà installé, mesurer l'après d'abord, puis descendre en +etm2, refaire le même profil, puis remonter en +etm3.

Vérification obligatoire au retour en +etm2 : relire paliers et rangs par NymeaEnergy.GetLoadConfig avant de lancer le profil. La configuration a été écrite par +etm3 ; si +etm2 la rejetait — silencieusement ou non — on mesurerait deux dispositifs différents sans le voir.


4. Résultats

4.0 — Un défaut trouvé avant toute mesure (2026-08-09)

La première tentative a révélé un blocage circulaire dans ECS-412, pas dans le banc : la charge sonde restait figée à 0 W sous 4 kW de surplus disponible. Un horodatage de dernière commutation nul servait de sentinelle « écoulé = 0 » à chaque cycle, si bien que toute charge démarrant relais ouverts avec minOffS > 0 ne pouvait jamais s'enclencher.

La prédiction du §2 annonçait « sonde éteinte sous +etm3 » — et elle l'était, mais pour la mauvaise raison. Sans un test de falsification cherchant pourquoi elle se vérifiait, ce relevé aurait coché la prédiction et conclu à tort. Une prédiction juste peut être confirmée par un mécanisme faux ; c'est la limite de l'exercice, et elle mérite d'être écrite ici.

Corrigé en 1.15.2+etm4 (armement paresseux et transitoire), couvert par testEcsColdStartLockExpires. Vérifié au banc après déploiement : sonde éteinte deux cycles, puis enclenchée — le verrou court puis expire.

4.1 — Volet 1, expérience naturelle sous +etm4

Le contraste attendu entre +etm2 et +etm3 a été observé au sein d'un même binaire, sur deux cycles consécutifs au même budget : l'un verrou actif, l'autre verrou expiré. Le cycle à verrou expiré reproduit exactement ce que ferait +etm2, puisque sans verrou le clamp d'ECS-306 n'a rien à contraindre.

Budget charge Chauffe-eau Résidu annoncé Sonde (rang 3)
Verrou minOn ACTIF 3202 W maintenu 3500 W 198 W éteinte
Verrou EXPIRÉ 3201 W 3000 W (plus haut ≤ budget) +201 W allumée

Traces brutes :

"chauffe-eau" → "Verrou minOn — chauffe-eau maintenue à 3500 W
                 (puissance engagée, budget 3202 W) ; le résidu en tient compte"
"sonde-residu" → "Verrou minOn — sonde residu maintenue à 0 W (budget -198 W)"

"chauffe-eau" → "Surplus PV 3201 W — chauffe-eau consigne 3000 W (palier)"
"sonde-residu" → "Surplus PV 201 W — sonde residu consigne 100 W (palier)"

Arithmétique vérifiée, à 2 W près du prédit : 3202 3500 = 298, puis recrédit de la sonde elle-même (100 W, alors allumée) → 198. Côté verrou expiré : 3201 3000 = +201, sonde éteinte donc aucun recrédit → +201, au-dessus de son palier de 100 W.

Ce qui est démontré, et ce qui ne l'est pas

Démontré, directement : au même budget, honorer le verrou ou l'ignorer change le résidu de 500 W et fait basculer la charge de rang 3. C'est la moitié comptable de l'affaire, et elle est observée sans ambiguïté.

NON démontré directement : l'écart entre consommé et compté. Dans le cycle à verrou expiré, le routeur applique réellement 3000 W — il n'y a donc aucun écart dans ce cycle-là. L'autre moitié — le routeur qui écrête à 3500 W pendant que le scheduler ne compte que 3000 — est observée dans le premier cycle, pas dans le second.

Le résultat tient donc par composition de deux moitiés observées, chacune dans un cycle différent du même binaire. C'est solide, mais ce n'est pas une observation directe du défaut complet. Un +etm2 réellement installé reste le seul moyen de voir les deux moitiés dans le même cycle — c'est ce qui reste à faire, et c'est pourquoi l'expérience naturelle ne le remplace pas.

La prédiction secondaire est confirmée aussi : la PAC de rang 2 est restée en état 4 sur les deux cycles. Sans la charge sonde, ce relevé aurait conclu « aucun effet observable ».

4.2 — Ce qui reste à mesurer

  • +etm2 réellement installé, pour confirmer que le cycle « verrou expiré » est bien un substitut fidèle. L'expérience naturelle est convaincante mais elle n'est pas la comparaison demandée.
  • Volet 2 — relevé de commutations par relais : non commencé.